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Hommage à Redouane : «Je sais que les assassins de mon fils m’entendent»

TOULOUSE, 13 avril 2017-Émotion et dignité, hier après-midi, devant le lac de la Reynerie à Toulouse. À l’appel du père de Redouane Bouzegou, 29 ans, abattu d’une rafale de kalachnikov, dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu’il se trouvait avec son frère et des amis dans une voiture, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées dans le calme. «Je suis Redouane Bouzegou»… Une inscription sobre sur des tee-shirts noirs ou blancs. Entre des ballons blancs, la trentaine de médailles obtenues par la victime carillonne sur la place. «Redouane était champion du monde de ju-jitsu brésilien rappelle, encore plein de fierté, son père. Ils ont abattu un champion, pas un go fast de drogue.»

Surplombant l’assistance, micro en main, Ahmed Bouzegou s’est adressé directement aux meurtriers de son fils : «Ces crapules d’assassins sont partis avec des armes pour assassiner un champion. Il n’a pas bougé de la voiture car il n’avait pas peur d’eux. Ils ont assassiné la réussite.»

Et de sortir des armes en plastique pour les jeter au sol et brandir un Code pénal : «On va vous battre avec ça ! a assuré le père de famille sous des applaudissements nourris. Nous n’avons pas d’esprit de vengeance mais je suis venu avec une arme pour les assassins.» Et de lancer une rose rouge.

Ahmed Bouzegou est persuadé de connaître les noms des membres du commando qui a tué Redouane. «J’ai donné ces noms au procureur de la République. Je sais que les assassins m’entendent depuis leurs balcons, pour ceux qui ne sont pas partis au Maroc dans une villa à 1 200 € la journée.»

Dans l’assistance, beaucoup de femmes dont l’épouse de Redouane. Elle tient dans ses bras  Safir, le dernier enfant du couple né il y a tout juste un mois. La maman d’Amine Bouanina, 23 ans, abattu à Bagatelle au mois d’avril est présente aussi. «Par solidarité».

Certains ne cachent pas leur colère. «On voudrait que justice soit faite et qu’on trouve les criminels. En trois mois, il y a eu trois tués à Toulouse, note une mère de famille. Maintenant, ce sont les parents qui enterrent leurs enfants ! C’est pas normal. La police doit retrouver les assassins comme pour la petite Cintia.»

Redouane Bouzegou sera inhumé au Maroc mardi prochain. Son frère Yassir, blessé dans la fusillade assistera aux obsèques. (www.ladepeche.fr)

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Posted by on 13 agosto 2017. Filed under News From The World. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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