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Israël, la terre promise des start-up

TEL AVIV, 2018- Le président de la République l’a promis, il veut faire de la France une « start-up nation ». Concrètement, détaillait-il pendant sa campagne, « une nation où chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up ». Vous pensez aux Etats-Unis ? A Apple, dont l’histoire a commencé dans le garage de Steve Jobs, en Californie ?

Oubliez vos vieux schémas… La start-up nation, aujourd’hui, s’appelle Israël. La formule était justement le titre du best-seller de deux Israéliens, Dan Senor et Saul Singer, paru en 2009. Plus de 6 000 start-up constellent l’Etat hébreu, qui célèbre cette année ses 70 ans d’existence. Rapporté aux 8 millions de citoyens, ce chiffre place Israël à la première place mondiale en termes de nombre de jeunes pousses par habitant.

Longtemps, Tel-Aviv a été l’épicentre du secteur, mais la Silicon Wadi — l’équivalent de la Silicon Valley américaine, le pôle des industries de pointe — se développe à vitesse grand V. Elle intègre désormais Jérusalem — dont le maire, Nir Barkat, est un ancien startuper à succès — et s’étend de Haïfa, au nord, jusqu’à Beer-Sheva, au sud.

Cette start-up de Tel-Aviv a mis au point une application de vidéosurveillance. Vous êtes victime d’une agression, témoin d’un fait divers : ouvrez l’appli et filmez la scène. Vos images sont transmises en direct au centre de supervision urbain de la police municipale, qui vous géolocalise. Douze villes en Israël ont déjà franchi le pas. « L’idée m’est venue après avoir été agressé sur la plage de Tel-Aviv, confie Amir Elichai, le jeune PDG. Uber ou mon livreur de pizza savent me géolocaliser, mais ce jour-là, la police n’en était pas capable… Je me suis dit qu’il fallait y remédier ».

Ehoud Barak, l’ex-premier ministre travailliste d’Israël, est l’actuel directeur de la start-up. A Nice (Alpes-Maritimes), dans une ville encore traumatisée par l’attentat du 14 juillet 2016, Carbyne a été expérimentée ces dernières semaines. S’en est suivie une intense polémique, plusieurs associations et élus d’opposition dénonçant un risque de « délation généralisée » et une « atteinte aux libertés fondamentales ». L’application vient finalement d’être interdite par la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés).

« Ce sont les terroristes et ceux qui veulent porter atteinte à notre démocratie qui bénéficient de cette décision », a déploré Christian Estrosi. Amir Elichai, lui, est toujours « en discussion avec Sarcelle, Marseille, Monaco, Cannes et Toulouse », mais la décision de la CNIL risque de torpiller ses projets de développement dans l’Hexagone.

UNIT 8200 : c’est l’unité de renseignement de l’armée israélienne, en charge notamment des écoutes, du décryptage de codes, de la cyberdéfense et des cyberattaques. Elle compte plusieurs milliers de soldats, s’appuie sur du matériel dernier cri et exerce des fonctions comparables à la Direction générale de la sécurité extérieure en France.

L’unité 8200 a été suspectée par plusieurs médias d’avoir participé à la conception de Stuxnet en 2010, un virus informatique qui a saboté plusieurs ordinateurs dans les installations nucléaires iraniennes.

Au sein de l’unité 8200, la culture et l’organisation du travail sont réputées très proches de celles des start-up. Les soldats travaillent en petits groupes, n’hésitent pas à confronter les points de vue et même — ce qui serait impensable dans l’armée française — à pousser la hiérarchie dans ses retranchements !

Le Technion d’Haïfa : c’est le MIT (NDLR : l’une des meilleures universités américaines) israélien, à qui l’on doit, entre autres, la clé USB, la messagerie instantanée ou encore l’irrigation goutte-à-goutte.

Fondé en 1912, il caracole aujourd’hui dans le top 10 des meilleures universités pour la science et la recherche. Ses meilleurs chercheurs ont été récompensés par de nombreux prix Nobel. Et ses étudiants ont créé plus de start-up cotées au Nasdaq que la France entière.

Cette start-up qui développe des systèmes anticollisions et d’assistance à la conduite de véhicules (Adas) est la véritable pépite de Jérusalem. Créé en 1999, Mobileye a été racheté pour 15 milliards de dollars par Intel en 2017.

https://www.facebook.com/CarbyneIL/videos/
Reporty’s exclusive distributor in the U.S, introducing our revolutionary technolog

Mobileye a une sœur jumelle, Orcam, installée dans les mêmes bureaux. Fondée en 2010, la jeune pousse est désormais une licorne (une start-up valorisée à plus de 1 milliard de dollars). Elle propose les lunettes MyEye 2.0, une nouvelle génération de lunettes pour malvoyants, capables de lire des textes ou d’identifier des produits dans un magasin, grâce à un lecteur de code-barres.

Mais le succès du produit est freiné par son coût, qui reste prohibitif, autour de 4 500 euros. Orcam rêve cependant de parvenir à convaincre les organismes de santé de prendre en charge une partie de l’équipement. « Nous préparons des dossiers auprès de l’Assurance maladie française, nous devons fournir des études cliniques, détaille un cadre de l’entreprise. Nous démarchons aussi des mutuelles privées. » www.leparisien.fr

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Posted by on 6 maggio 2018. Filed under News From The World. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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