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Berlusconi parti, l’Italie va former un nouveau gouvernement.

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Rome, 13 novembre 2011- Une fois tournée la page Berlusconi, le président de la République italienne Giorgio Napolitano entame dimanche 13 novembre des consultations politiques pourdésigner son successeur à la tête du gouvernement, qui devrait sauf surpriseéchoir à l’ex-commissaire européen Mario Monti. Comme l’impose la Constitution, M. Napolitano doit rencontrer dans la matinée le président du Sénat RenatoSchifani, puis le président de la Chambre des députés Gianfranco Fini. Il recevra ensuite les délégations des différents groupes parlementaires et les anciens présidents dela République. L’annonce de la nomination n’est donc pas attendue avant dimanche soir voire lundi.

berlu rome 320x160 Berlusconi parti, lItalie va former un nouveau gouvernement.Mais les jeux semblent déjà faits : Mario Monti, 68 ans, désigné mercredi sénateur à vie et reçu samedi à déjeuner pendant deux longues heures par le Cavaliere, est quasiment assuré d’être adoubé par Giorgio Napolitano. Il a déjà reçu le soutien de la directrice du FMI Christine Lagarde et a eu un entretien samedi avec le nouveau directeur de la Banque centrale européenne, son compatriote Mario Draghi.

A l’exception des populistes de la Liguedu Nord et d’irréductibles du parti de Silvio Berlusconi refusant de participer à un gouvernement ouvert à la gauche, tous les partis affichent leur soutien à un gouvernement chargé de prendre les mesures nécessaires pour éviter à l’Italie l’asphyxier financière.

“NOUS SOMMES EN MESURE DE DÉBRANCHER LA PRISE”

Les sites d’information italiens multipliaient samedi soir les scénarios sur les noms des futurs titulaires des différents ministères, qui feront sans aucun doute l’objet de subtils arbitrages et compromis entre les différents partis soutenant le gouvernement. Le Peuple de la Liberté(PDL) de Berlusconi a ainsi exigé que son fidèle bras droit, Gianni Letta, soit nommé vice-président du Conseil.Malgré sa démission sous les quolibets samedi soir, le Cavaliere n’a pas baissé les bras et compte bien monnayer au prix fort son soutien à Mario Monti : ”Nous sommes en mesure de débrancher la prise quand nous voulons”, a-t-il confié à ses proches. Dans ce contexte délicat, la tâche de Mario Monti ne s’annonce pas comme une partie de plaisir.

“LES INVESTISSEURS ONT BESOIN DE QUELQUE CHOSE DE FORT”

Le successeur de Silvio Berlusconi aura la lourde tâche de sortir l’Italie de la crise, en imposant aux Italiens de se serrer encore la ceinture et en adoptant d’autres réformes urgentes pour relancer l’économie, jugent des économistes. Un véritable travail d’Hercule qui, sauf énorme surprise, devrait échoir à l’ex-commissaire européen Mario Monti, dont la nomination pourrait intervenir dimanche ou lundi.

Si la perspective de sa nomination a fait souffler un vent d’optimisme, les marchés restent à l’affût et le prochain président du Conseil va devoir ”passer à l’épreuve des faits”, avertit Giuliano Noci, professeur d’économie au MIP, l’école de commerce de l’Université Politecnico de Milan. ”Mario Monti va donc devoiraccomplir rapidement deux ou trois réformes d’importance car les investisseurs ont besoin de quelque chose de fort” alors que les taux d’emprunt de l’Italie ont atteint cette semaine un niveau insoutenable, renchérit Tito Boeri de l’UniversitéBocconi de Milan. Lundi, un nouveau test de la confiance des marchés aura lieu avec une émission obligataire.

RÉFORME DES RETRAITES

L’un des premiers chantiers devrait être la réforme du système de retraites. L’âge des ”pensions de vieillesse” doit passer à 67 ans en 2026 mais la Ligue du Nord a empêché Silvio Berlusconi de toucher aux ”pensions d’ancienneté” qui permettent de partir à n’importe quel âge avec 40 ans de cotisations, alors que l’UE le réclame.”C’est la seule solution pour réduire la dette rapidement”, relève M. Noci.

M. Monti devra aussi certainement se résoudre à un nouveau tour de vis budgétaire – comme le demande l’UE, qui surveille l’Italie avec le FMI et la BCE. Car selon les dernières prévisions de Bruxelles, Rome ne réussira pas, à cause d’une croissance au point mort, à tenir son objectif d’équilibre budgétaire en 2013 malgré les mesures d’austérité draconiennes adoptées ces derniers mois.

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters 

 

Posted by on 13/11/2011. Filed under News From The World. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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