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Assassinats de militaires à Montauban et Toulouse.

Montauban, 16 marche 2012-L’affaire est jugée suffisamment grave pour mobiliser tous les services de l’Etat. Le ministre de la défense, Gérard Longuet, s’est rendu dès jeudi 15 mars dans la soirée à Montauban (Tarn-et-Garonne), où deux soldats en tenue du 17e régiment du génie parachutiste (RGP) ont été abattus en plein centre-ville, un troisième se trouvant encore vendredi matin entre la vie et la mort. La police judiciaire de Toulouse est saisie. La sous-direction anti-terroriste et la Direction centrale du renseignement intérieur sont alertées. L’armée de terre a annoncé que des mesures de vigilance renforcée ont été prises pour les militaires stationnés dans la région de Toulouse, à qui l’on a demandé de ne pas porter l’uniforme hors des enceintes militaires.

La portée symbolique de cet acte est forte, et l’armée ne cache pas son trouble. Depuis l’assassinat de l’ingénieur général de l’armement René Audran tué devant chez lui par les terroristes d’Action directe en 1985, aucun meurtre d’un militaire en uniforme et dans l’espace public n’aurait été commis en France. En outre, un autre militaire parachutiste a trouvé la mort dans des circonstances similaires et dans la même région, le 11 mars.

“IL A ABATTU LE DERNIER MILITAIRE COMME UN ANIMAL”

Jeudi, peu après 14 heures, les trois soldats du 17e RGP retiraient de l’argent depuis un distributeur d’un petit centre commercial situé juste en face de la caserne Doumerc. Devant de nombreux témoins, un homme, posté à proximité sur un scooter puissant, s’est alors approché du groupe. Le visage dissimulé sous un casque noir à visière, armé d’un pistolet automatique de calibre 11,43, il a tiré à bout portant dans la tête du soldat de première classe Mohamed Legouad, 26 ans, et du caporal Abel Chenoulf, 24 ans.

Le caporal Loïc Lieber, 28 ans, a tenté de se mettre à l’abri, et, à quelque distance du distributeur, il a été lui aussi froidement visé au crâne. Il a été opéré à Montauban avant d’être hospitalisé à Toulouse dans la soirée. ”Il a abattu le dernier militaire comme un animal”, a témoigné dans La Dépêche du Midi une employée du bureau de tabac. Dix-sept douilles ont été retrouvées. Le tueur, décrit comme un homme de petite taille, a agi avec un grand calme. Après avoir vidé un chargeur, abandonné sur place, il en a introduit un autre dans son arme. Selon des témoins, il aurait également écarté une vieille dame avant de tirer sur les militaires. Malgré le déploiement du plan Epervier, il pris la fuite.

 

Dimanche 11 mars, près de la Cité de l’espace à Toulouse, un sous-officier du 1errégiment du train parachutiste de Francazal avait été abattu dans des conditions proches. Ce jour-là, Imad Ibn-Ziaten, 30 ans, n’était pas en tenue. Mais, victime d’un même mode opératoire, il est tombé sous les balles d’un homme qui a pris la fuite en scooter. Le tueur s’était approché pour le viser à la tête, à bout portant là aussi. Le calibre de l’arme était le même.

LA PISTE D’UN TUEUR UNIQUE ET ISOLÉ ÉMERGE

Les enquêteurs n’écartent aucune hypothèse, même si un règlement de compte lié à une affaire de stupéfiants leur semble peu probable. La piste d’un tueur unique et isolé émerge. ”Il y a des ressemblances troublantes entre les deux affaires”, a indiqué Michel Valet, le procureur de Toulouse. Le ministre de l’intérieur, Claude Guéant, a indiqué que les pistolets automatiques utilisés à Toulouse puis à Montauban sont ”du même calibre” mais ”pas forcément la même arme”.

Ces actes sont-ils liés à l’engagement en Afghanistan ? Le 17e RGP a été déployé récemment, mais les trois hommes ne faisaient pas partie de la compagnie concernée. Le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, a condamné ”un assassinat lâche et inqualifiable”, tout en se refusant à établir un lien avec la présence de soldats français en Afghanistan.

Les crimes ont-ils une connotation raciste ou communautaire ? Les enquêteurs relèvent que trois victimes sont d’origine maghrébine, la quatrième antillaise. ”Je ne crois pas aux coïncidences”, confie un haut responsable policier, qui redoute de nouveaux actes, ”que ce soit un fou ou un terroriste”. La région toulousaine compte de nombreux régiments parachutistes. ”Les militaires n’ont pas de raison de raserles murs”, a voulu rassurer le ministre de la défense, Gérard Longuet.

Yves Bordenave et Nathalie Guibert

www.lemonde.fr

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Posted by on 16/03/2012. Filed under News From The World. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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